(Publié avec l'aimable autorisation de l'ADSB de
Givet dans les Ardennes)
Ludovic Malvoisin 19 ans : prochaine figure de proue pour défendre la cause du don du sang.
Les alentours de Givet abritent quelques « cas » notoires en la matière. Si le plus fameux reste Marcel
Noël, plus de 270 dons du sang au compteur à 68 printemps, la jeune génération n'est pas en reste. L'Amicale des donneurs Givet, qui en 2011 a recensé 63 nouveaux donneurs et des dons en
hausse de 20 %, a trouvé sa prochaine figure de proue pour défendre la cause du don du sang : Ludovic Malvoisin, 19 ans.
Domicilié à Rencennes, ce lycéen s'est fait piquer à huit reprises en 2011 pour la bonne cause. Soit le
maximum autorisé ou presque pour respecter les intervalles. Rappelons que ceux-ci oscillent entre deux semaines et deux mois selon que le prélèvement concerne du sang ou du plasma. Le
jeune homme, l'an dernier, a fait moitié-moitié.
Promesse tenue
Il explique : «Le sang, ça prend dix minutes. Le plasma, c'est plus long car une fois que le sang est prélevé, le plasma, ce liquide jaunâtre, est extrait avant que le sang sans plasma ne
nous soit à nouveau injecté. En fait, on reste une heure avec l'aiguille dans le bras».
Le don du sang, Ludovic est tombé dedans «à cause d'un héritage de la famille, mon
grand frère donnait depuis ses 22 ans. Je lui avais promis de le faire au moins une fois. Légalement, on peut donner à 18 ans et un jour, je m'y suis mis deux mois après ma majorité».
Depuis, son agenda en la matière semble consciencieusement tenu : «Le prochain don se fera le 17 février.
Ensuite, ce sera pour du plasma, le 24 mars, à Aubrives».
Comment explique-t-il son assiduité, étonnante de précocité au regard de l'âge moyen des donneurs, majoritairement
situés dans la tranche des 35-50 ans ? «Ça m'a plu d'aider mon prochain, ça donne bonne conscience. Et mes parents sont fiers de moi, de ma
bonne volonté».
«Pour son âge, c'est énorme, un cas exceptionnel», s'enthousiasme Pierre
Cucco, Président de l'Amicale des donneurs de Givet.
À son lycée, Ludovic, qui passe au printemps 2012 le baccalauréat dans la filière économique et sociale, aurait
tendance à se transformer en infatigable militant, tannant ses amis pour qu'ils s'y mettent aussi.
«J'en ai convaincu quelques-uns. Pour les autres, je reviens parfois
avec mes questions, s'ils ont peur de l'aiguille, etc. D'ailleurs, si dans votre article vous pouvez mettre un mot pour tenter de les convaincre». Voilà, c'est fait.
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